Association

 

 

"Non aux mariages et paternités de papiers"

 

B.P. 172 – 06603 Antibes cedex

 

Portable : 06 19 05 79 74

 

e-mail : stopmariagesetpaternitespapiers@yahoo.fr

 

n°compte bancaire : 00188050901 Agence Crédit Agricole Bergerac-Naillac (code banque : 12406, code guichet : 00035, clé RIB : 50)

 

 

Présidente : Delaunay Marie-Annick

Secrétaire : Lacoste Michèle

Trésorière : Gibon Dominique

 

 

L'association se donne pour missions de :

 

        - Venir en aide aux femmes et également aux hommes, instrumentalisés et piégés dans des mariages frauduleux et délictueux, plus connus sous les appellations de mariages fictifs, mariages-visas, mariages de papier, de complaisance, vrais-faux mariages d'amour, mariages blancs (Pour ces derniers, l'exploitation de situations de détresse psychologique et de précarité financière permet d'autant plus facilement la fraude et la manipulation par les filières d'immigration), mariages forcés (un moyen commode pour faire venir un cousin ou une cousine en France).

 

Qui sont les conjoints français abusés par ces mariages de papier ? Il est important de souligner que ce ne sont pas seulement les Français dits de souche qui en sont victimes, mais également les Français issus de l'immigration, femmes et hommes. Les conjoints abusés ont tous un point commun, le fait d'avoir cru que leur mariage était sincère et authentique et de réaliser peu de temps après la cérémonie que le conjoint étranger ne l'avait contracté que dans le but exclusif d'obtenir titre de séjour et naturalisation française, dévoyant ainsi la finalité du mariage. Les conjoints étrangers peuvent être en situation irrégulière, détenteur d'un visa de tourisme, expiré ou non, demandeur d'asile ou toute autre situation temporaire sur le territoire. Les témoignages montrent que ces mariages de papier peuvent être célébrés en France ou dans le pays d'origine du conjoint étranger.

 

- Venir en aide à toutes les mères françaises, de toute origine, ayant donné naissance à un enfant né en France, de père étranger, (notamment en situation irrégulière), et ayant réalisé, après la naissance de l'enfant, que ce dernier n'avait été conçu que dans le but de régulariser la situation personnelle du père. L'association vient en aide dans les cas manifestes d'instrumentalisation des mères et des enfants, aux seules fins d'éviter au père étranger l'expulsion du territoire. Ces pères de papier se reconnaissent au fait qu'ils revendiquent des droits en titres de séjour sans assumer leurs devoirs de paternité.

 

Les mères sont sous l'emprise de la peur, d'intimidations, de violences physiques et psychiques, de menaces de représailles et d'enlèvements d'enfants, parfois de menaces de mort, si elles dénoncent la situation à la préfecture, à la mairie ou au parquet. Rappelons que, légalement, il suffit au père étranger d'un enfant né en France, de contribuer à son entretien et à son éducation pendant une durée D'UN AN SEULEMENT pour prétendre à un titre de séjour. Cette trop courte durée d'un an a ouvert la voie à tous les abus, manipulations et chantages. Les pères de papier contraignent les mères de faire de faux témoignages auprès des pouvoirs publics et des autorités judiciaires, portant notamment sur l'absence de contribution financière. Les mères, elles, avaient le projet d'élever l'enfant à deux. Elles devront subvenir aux besoins matériels et éducatifs de l'enfant jusqu'à sa majorité et probablement au-delà. De plus, ces pseudo-pères font vivre les mères sous la menace permanente de l'enlèvement de l'enfant dans le but de l'emmener dans leur pays d'origine : "C'est l'enfant ou les papiers". Ils sont suffisamment informés de leurs droits pour ne pas mettre leurs menaces à exécution AVANT d'obtenir le titre de séjour, mais une fois obtenu, plus rien ne les empêche de passer à l'acte. Nous en arrivons à la situation paradoxale suivante ; des mères ayant eu des enfants  avec des étrangers sont contraintes de fuir et de se cacher, de changer de région, de quitter leur travail, de se réfugier dans leur famille pour échapper aux pères qui sont, eux des clandestins ou des étrangers restés en France à l'expiration de leur visa de tourisme, circulant librement sur le territoire. Les mères deviennent clandestines dans leur propre pays, otages d'un odieux chantage au titre de séjour et à la naturalisation. La naissance d'un enfant-papier en France, de père (ou de mère) étranger, est une filière d'immigration en pleine recrudescence, constituant une manœuvre dolosive particulièrement abjecte. 

 

- L'association fournit une aide d'ordre psychologique, administratif et juridique. Beaucoup de conjoints de bonne foi sont détruits par ces mariages frauduleux, car loin d'être complices d'un mariage blanc, ils en sont les premières victimes. Les conjoints abusés ont  honte, n'osent pas parler et se confier et sombrent souvent dans la dépression. Les victimes recherchent un soutien auprès des associations  de défense des droits des femmes, des enfants et de la famille. Sur ce point, tous les témoignages sont unanimes ; les associations "droits de l'hommistes" nient leurs drames, au mieux les minimisent, les réduisent à une problématique de trop grande crédulité et naïveté. Ces associations ont des compassions et des défenses sélectives.

 

- Il convient de soulever la chape de plomb nationale et d'informer le grand public sur les conséquences désastreuses de l'immigration incontrôlée. La France est en effet le pays de l'Union européenne où il est le plus aisé d'obtenir un titre de séjour par voie de mariage et de paternité. La très grande majorité des citoyennes et citoyens "ordinaires" ont une connaissance très insuffisante des lois de l'immigration et sont, de ce fait, d'autant plus aisément manipulés et abusés.

 

- Il convient d'attirer l'attention des pouvoirs publics sur les dérives engendrées par l'inadéquation des lois de 1998 et 2003 sur l'entrée et les séjour des étrangers, avec la réalité de l'immigration actuelle. Les mariages mixtes ont augmenté de 470 % dans les trois ans qui ont suivi la loi de 1998 du gouvernement Jospin. Le nombre de mariages mixtes célébrés à l'étranger est supérieur au nombre de mariages mixtes célébrés en France. L'association veut agir auprès des élus afin de faire évoluer les dispositions de loi dans ce domaine. Certes, la loi du 26 novembre 2003 représente une avancée par rapport aux lois complaisantes du gouvernement Jospin, mais elle reste néanmoins bien en deçà des lois de l'immigration des autres pays de l'UE. Certes, les mariages blancs sont plus sévèrement punis, mais certains étrangers et clandestins se tournent vers d'autres failles de nos lois, notamment l'escroquerie sentimentale en matière de mariage et le droit du sol en matière de paternité.

 

- L'association ne peut être soupçonnée de crypto-racisme dans la mesure où nous venons en aide aux conjointes et conjoints français, de toute origine, ayant épousé des étrangers, ainsi qu'aux mères d'enfants nés en France, de père étranger. Il existe des mariages mixtes sincères et authentiques. Ce qu'il convient de dénoncer, ce sont les fraudes sentimentales, le dévoiement des lois, les manœuvres dolosives exercées par certains pour obtenir à bon compte leur régularisation. L'association se donne pour ligne de conduite d'exposer les faits sans diabolisation ni angélisme, sans généralisation caricaturale ni stigmatisation, d'analyser avec objectivité ce fait de société qui ne cesse de prendre des proportions inquiétantes dans toutes les régions de France.

 

        L'association s'engage dans un combat qui débute par des femmes d'en bas, par des consciences isolées, par des victimes et des proches de victimes. C'est un travail militant auprès des pouvoirs publics, des députés et sénateurs, des préfectures, des ministres du gouvernement et des médias.